Présentation du territoire

Mis à jour le 03/03/20 | Imprimer

Géographie

Le bassin versant du Tarn-amont

Le bassin versant du Tarn-amont concerne 59 communes de trois départements (Aveyron, Gard et Lozère) en région Occitanie. Il est situé à l’extrême est du district hydrographique Adour-Garonne et dépend de l’agence de l’eau du même nom. Il s’étend sur 2 627 km² des sources du Tarn sur le Mont-Lozère jusqu’à sa confluence avec la Muse à l’aval de Millau.

Tête de bassin - Mont-Lozère (source : SMGS)

En tête de bassin, les Cévennes (massifs du Mont-Lozère et du Mont-Aigoual), de par leur nature cristalline (granites et schistes), sont caractérisées par de nombreuses sources et un chevelu de cours d’eau très dense. Plus en aval, les causses, ces vastes plateaux calcaires à l’altitude moyenne de 1 000 m, couvrent près des 2/3 du territoire et sont entaillés par de spectaculaires gorges de 400 à 500 mètres de profondeur, creusées entre autres par les rivières du Tarn, de la Jonte et de la Dourbie.

Outre une multitude de routes départementales et communales, des axes routiers d’intérêts nationaux traversent les milieux fragiles du bassin versant du Tarn-amont : l’autoroute A75 sur les systèmes karstiques et la route nationale 106 sur les têtes de bassin cévenoles.Vallée du Tarn - Viaduc de Millau (source : SMGS)

Les outils de gestion de l’eau du Tarn-amont

Il existe plusieurs outils de gestion intégrée de l’eau et des milieux aquatiques sur les bassin du Tarn-amont :

– un schéma d’aménagement et de gestion des eaux (SAGE), révisé fin 2015,

– un contrat de rivière 2019-2024, signé en septembre 2019,

– un programme d’actions de préventions des inondations (PAPI) d’intention 2019-2020, signé en février 2019,

– plusieurs programmes pluriannuels de gestion des cours d’eau (PPG).

Une géologie en deux tons

Des têtes de bassin cristallines

Les têtes de bassin cristallines (granites et schistes) présentent un chevelu très dense de petit cours d’eau. Ces cours d’eau, de faible débit, abrite des espèces remarquables et sont particulièrement sensibles aux perturbations. Les dégradations dont ils sont susceptibles de faire l’objet sont d’ordre hydromorphologique (curage, recalibrage, piétinement des berges…), qualitatif ou quantitatif. Les cours d’eau des têtes de bassin peuvent être soumis à des risques d’ensablement et sont sujet à des étiages sévères.

La géologie granitique des têtes de bassin conduit à l’existence de nombreuses sources. Ces territoires sont riches en zones humides qui, par leurs différentes fonctions, jouent un rôle primordial dans la régulation de la ressource en eau, l’épuration et la prévention des crues.
Leur préservation représente des enjeux environnementaux, économiques et sociaux importants.

Un territoire à dominante calcaire : le karst

Le territoire karstique du bassin versant du Tarn-amont représente environ les deux tiers de sa surface. D’un point de vue hydrologique, les apports souterrains à l’écoulement des rivières peuvent représenter jusqu’à 80% de leur débit en période d’étiage. Ainsi, la contribution des eaux souterraines aux débits et à la qualité des cours d’eau de surface est essentielle.

Plusieurs systèmes karstiques concernant le bassin du Tarn-amont et ont fait l’objet d’études hydrogéologiques menées par le Parc naturel régional des Grands Causses : le causse du Larzac (1993-1994), le causse Rouge (1998), le causse de Sauveterre (2007, avec le Conseil général de la Lozère), le plateau du Guilhaumard et les avant-causses du Saint-Affricain. Les études du causse Noir et du causse Méjean seront prochainement lancées.
Les connaissances apportées par ces études sont déterminantes pour la compréhension des circulations qui existent dans les karsts et donc pour la prévention des pollutions des ressources en eaux souterraines.