Risque d’inondations

Mis à jour le 03/03/20 | Imprimer

Comment définir le risque inondation ?

Le risque d’inondation est la somme de deux composantes : l’aléa et l’enjeu.

  • Aléa : phénomène naturel d’occurrence et d’intensité variable. Dans le cas d’une inondation il s’agit de la montée des eaux (crue) d’une rivière qui débordent du chenal d’écoulement habituel. Elle est caractérisée par une hauteur, une vitesse, une durée et par la probabilité qu’elle se produise à nouveau.
  • Enjeu : personnes et biens présents dans les zones vulnérables exposées à la montée des eaux. Il s’agit des constructions, des équipements et des activités humaines implantés dans des espaces alluviaux.

La plupart du temps, la rivière s’écoule dans la zone entre les deux berges appelée le lit mineur. Les crues correspondent à la montée des eaux d’une rivière due à des précipitations.  On parle d’inondation lorsque la rivière déborde et inonde les terres et habitations situées dans le lit majeur.

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Des outils de prévention du risque d’inondation

L’information !

L’information aux populations est l’un des fondements de la prévention. Elle régie par l’article L125-2 du code de l’environnement.

« Les citoyens ont un droit à l’information sur les risques majeurs auxquels ils sont soumis dans certaines zones du territoire et sur les mesures de sauvegarde qui les concernent. Ce droit s’applique aux risques technologiques et aux risques naturels prévisibles. »

À l’échelle départementale, l’information est donnée par les deux documents suivants :

  • dossier départemental des risques majeurs (DDRM) : établie par le préfet, il recense les risques naturels et technologiques de chaque commune et expose des mesures générales de prévention.
    ➥ Il est consultable en mairie et sur le site de la préfecture.
  • informations acquéreur locataire (IAL): procédure obligatoire depuis le 1er juin 2016, qui impose aux vendeurs et bailleurs d’annexer aux contrats un imprimé « état des risques » et d’établir une déclaration sur papier libre de sinistres ayant fait l’objet d’une indemnisation consécutive à une catastrophe reconnue comme telle.

Localement, l’information est relayée par le maire via le :

  • document d’information communal sur les risques majeurs (DICRIM) : il informe les habitants des risques existants, tel que le risque inondation, ainsi que des moyens d’alerte, des mesures de prévention, de protection et de sauvegarde mises en œuvre.
    ➥ Il est consultable en mairie.

La prévention sur les risques, comme le risque d’inondation, est inscrite dans les programmes scolaires du primaire, du collège et du lycée.

La définition et la localisation du risque d’inondation

  • plan de prévention des risques d’inondations (PPRI) : il délimite des zones à risques pour les activités humaines et il prescrit des mesures de prévention.
    En 2016, 43 communes du bassin versant Tarn‑amont disposent d’un PPRI approuvé.
    ➥ Il est consultable en mairie et sur le site de la préfecture.

  • atlas des zones inondables (AZI) : il inventorie les champs d’inondation avec les zones les plus vulnérables au vu des enjeux.
    ➥ Il est consultable sur le site de la direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DREAL) Occitanie.

L’organisation face aux inondations

  • programme d’actions de prévention contre les inondations (Papi) : il permet à l’échelle d’un bassin versant de mettre en œuvre une gestion des risques d’inondations par la mise en place d’actions de prévention.
    Sur le bassin versant Tarn-amont le Papi d’intention 2019-2020 est mis en œuvre et prépare le futur Papi complet.
    ➥ Il est consultable en cliquant ici
  • plan communal de sauvegarde (PCS)
    Il décrit les mesures envisagées et les moyens mobilisés dans la commune pour
    préserver la sécurité des personnes et des biens.
    ➥ Il est consultable en mairie.