Cyanobactéries benthiques

Mis à jour le 05/04/24 | Imprimer

Carte de situation de la prolifération des cyanobactéries benthiques sur le bassin versant (consultable dans le cadre du suivi réalisé du 1er juillet au 31 août)

NB. Le chargement de la carte peu prendre quelques instants

Comment utiliser et lire la carte interactive ?

Sur la carte vous pouvez :

  • cliquer sur les cours d’eau en couleur (vert, jaune, orange ou rouge) pour connaître les détails correspondant à ce niveau de vigilance ;
  • cliquer sur les icônes avec un œil noir pour voir les observations faites sur les points de suivi dans le cadre du protocole (fréquence de mise à jour : toutes les 2 semaines, puis toutes les semaines à partir de la phase 2) ;
  • cliquer sur les icônes avec un œil gris pour voir les observations faites ponctuellement au cours de l’été sur d’autres secteurs de cours d’eau (hors protocole) ;
  • lancer la géolocalisation (menu de gauche) ;
  • imprimer la carte en choisissant l’échelle que vous souhaitez afficher.

Pour comprendre les différentes phases, consulter un peu plus bas le protocole interdépartemental en vigueur.

Le protocole prévoit 4 phases :

Phase 1 (vert) : SURVEILLANCE – Absence de signal d’appel environnemental ou sanitaire lié aux cyanobactéries (pas ou peu de biofilms à cyanobactéries)

Phase 2 (jaune) : VIGILANCE – Présence importante de biofilms à cyanobactéries (voire de flocs)

Phase 3 (orange) : VIGILANCE RENFORCÉE – Présence massive de flocs ou d’une intoxication canine en lien avéré avec l’exposition aux cyanobactéries

Phase 4 (rouge) : ALERTE – Survenue de plusieurs intoxications canines sur un linéaire géographique limité ou d’un cas humain (maladie ou décès) en lien avéré avec l’exposition aux cyanobactéries

Pensez également à consulter et partager les informations sur le suivi « cyanobactéries benthiques » et les actions du syndicat sur la page Facebook du Syndicat Tarn-amont

Que sont les cyanobactéries ?

Comme ailleurs, les cyanobactéries, à l’origine de décès de chiens ces dernières années, se développent naturellement dans les rivières du Tarn-amont.

Les cyanobactéries sont des êtres vivants microscopiques capables de photosynthèse. Il en existe un très grand nombre d’espèces. Elles peuvent être en suspension dans l’eau (cyanobactéries planctoniques) ou fixées à un support minéral ou végétal immergé (cyanobactéries benthiques). Ce sont ces dernières que l’on rencontre dans les eaux du Tarn.

Les cyanobactéries benthiques se développent préférentiellement dans les courants, à la surface des galets, au sein de biofilms qui contiennent de nombreux microorganismes (microalgues, bactéries…). Sous l’effet des courants, des activités nautiques ou du vieillissement, ces biofilms se détachent et sont emportés par la rivière pour s’accumuler sous forme de flocs dans des zones d’eau calme.

Les cyanobactéries peuvent produire des toxines sans que cela n’ait le moindre impact sanitaire. Le problème survient lorsque les cyanobactéries sont présentes en très grand nombre et qu’elles produisent des toxines en quantité importante.

C’est l’ingestion des biofilms ou des flocs qui représente un risque pour l’être humain et les animaux domestiques.

Communication 2023 sur les risques liés aux cyanobactéries benthiques

Pour les gestionnaires des sites de baignade :

Depuis 20 ans, des études locales menées par des spécialistes nationaux et internationaux (Nouvelle-Zélande) permettent de mieux comprendre la situation.
Depuis 2012, un protocole de surveillance et de gestion des risques est mis en œuvre par l’Agence régionale de santé, le Syndicat Tarn-amont et leurs partenaires.

Protocole interdépartemental en vigueur

Mis en place en 2012 sur le bassin versant du Tarn-amont, suite à de nombreux cas d’intoxications et de décès de chiens par ingestion de biofilms à cyanobactéries benthiques, le protocole de suivi et de gestion a été révisé en 2015, 2017, 2018. Il a d’abord concerné le Tarn et ses affluents dans le département de la Lozère puis a été étendu dans les départements de l’Aveyron en 2020 et du Gard en 2022.

C’est sur la base des observations faites sur le terrain par le Syndicat Tarn-amont que les ARS de l’Aveyron, du Gard et de la Lozère décident des phases opérationnelles pour le déclenchement d’actions graduées selon le niveau de contamination de l’environnement par les cyanobactéries.

Connaissance des cyanobactéries benthiques dans le Tarn et ses affluents

L’étude Cybéri menée par l’Institut d’écologie et des sciences de l’environnement (IEES) de Paris et le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN), financée par les Agences de l’eau Adour-Garonne et Rhône Méditerranée et Corse et l’Office français pour la biodiversité (ex-Onema), a permis d’accroître les connaissances sur les cyanobactéries benthiques et de développer le suivi et la gestion du risque lié à la prolifération des biofilms à cyanobactéries dans les cours d’eau du Tarn-amont.

Rapport final étude Cybéri, mars 2016 (605 téléchargements )


Qualité des eaux de baignade